Rêveries cheloniennes.
Voici le printemps, espérons que toutes nos tortues ont effectué une bonne hibernation. Bien à l'abri de ce monde récemment encore si bouleversé par des événements tragiques.
Un site très riche et passionnant qui explique comment (entre autre) fabriquer un décor de roche pour les bassins : en voici le lien :
CUORA AMBOINENSIS
L'espèce Cuora amboinensis comprend quatre sous-espèces.
* Cuora amboinensis amboinensis (Daudin, 1803)
* Cuora amboinensis couro (Schweigger, 1812)
* Cuora amboinensis kamaroma (Rummler & Fritz, 1991)
* Cuora amboinensis lineata ( McCord & Philippen, 1991)
Classification :
Ordre : Testudines
Sous-ordre: Cryptodira
Famille : Bataguridae
Genre : Cuora
Description :
Surnommée couramment "tortue-boite asiatique" par comparaison avec les "tortues-boites américaines", la Cuora (Kura en malais, Amboinensis en référence à une île nommée Ambon, à Malaku en Indonésie) elle ne dépasse pas 25 cm. Dossière bien bombée mais toutefois moins que les tortues-boites américaines. Les jeunes sujets de forme plus plate présentent une carène vertébrale entourées de deux autres de chaque côté alors que les sujets plus âgés ont le dos rond. Les marginales postérieures sont légèrement évasées, non dentelées et aplaties. La couleur d’ensemble va du gris clair au noir uniforme, la carène étant généralement plus claire. Le plastron articulé est de grande taille, refermant complètement l'ouverture de la carapace. La charnière centrale permet de plier les parties antérieures et postérieures. Le plastron se décline du jaune au brun clair, chaque écaille étant pourvue d'une tâche noire. Les pattes comportent 5 griffes (antérieures) et 4 griffes (postérieures). La tête est de forme assez profilée, nez proéminent, mâchoire supérieure un peu saillante, couleur jaune citron et bandes noires bien nettes de chaque côté, ligne jaune large continue sur le dessus de la tête, caractéristiques qui donnent un aspect particulièrement aimable, souriant à cette fort jolie tortue.
Les caractéristiques propres aux sous-espèces :
Cuora amboinensis amboinensis présente une dossière assez aplatie, large, évasée sur les bords. Les taches sur les écailles plastrales sont plus étendues que chez les autres sous-espèces.
Cuora amboinensis couro présente une marque noire importante au centre, le dessin s'étendant sur toutes les écailles plastrales sans rupture sur les sutures.
Cuora amboinensis kamaroma a la dossière plus bombée avec une carapace plus étroite et une bordure marginale peu marquée.
Cuora amboinensis lineata à la dossière très bombée est rectangulaire. Pas de carène vertébrale. Tâches noires du plastron symétriques, bien délimitées sur chaque écaille.
Cuora amboinensis kamaroma (mâle adulte)
Répartition :
Assez répandue en Asie du sud est, cette tortue palustre occupe toutefois des aires fractionnées : de l'ouest de l'Inde, au Bangladesh, en Birmanie, en Thaïlande, au Laos, au Viêt Nam, au Cambodge, en Malaisie, au Brunei, en Indonésie et aux Philippines. Biotope marécageux et petits cours d'eau lents, voire rizières. Elles peuvent se déplacer fréquemment sur terre et manger hors de l'eau. Les adultes dorment souvent à terre la nuit, les juvéniles étant plus aquatiques.
Maintenance en captivité : cette espèce étant classée comme palustre du fait qu'elle se meut à la fois dans l'eau et sur terre, elle est à élever dans un aquaterrarium spacieux dont la hauteur d'eau sera égale au maximum à 1,5 fois la longueur de sa carapace. La zone terrestre permet à la tortue de se thermoréguler occasionnellement. L'éclairage doit être tamisé. Lampe chauffante et uvb indice 5.0. Température de l'eau pouvant varier de 22° à 27°. La maintenance extérieure est déconseillée mais en été si les températures ne descendent pas en dessous de 18 degrés, il est possible de lui construire un enclos avec mare et partie terrestre bien abrité.
Il est recommandé d'élever les mâles séparément. Mise en garde particulière sur agressivité du mâle dans les accouplements, aussi est-il nécessaire en cas de refus de la femelle de veiller à éloigner le mâle sous peine de blessures pouvant occasionner la mort de la femelle.
Cuora amboinensis kamaroma (juvéniles)
Alimentation : Omnivore mais à forte tendance herbivore, elles consomment en priortié des plantes aquatiques mais aussi des mollusques, petits crustacés. A terre, elles consoment des champignons, vers de terre, certaines plantes. En captivité, la variété de l'alimentation est conseillée.
Reproduction : les femelles cessent généralement de manger un mois avant de pondre.
La parade nuptiale peut se révéler violente, les mâles mordant et blessant souvent durement les femelles. L'accouplement a lieu entre novembre et avril. Les pontes se situant entre début avril et fin juin avec de deux à trois oeufs, de forme très allongée, dont la coquille est dure ( 4,3 cm x 3,2 cm).
Hibernation : il est possible de lui faire subir une période de torpeur ne dépassant pas 8 semaines (pièce non chauffée, températures comrpises entre 10° et 15°).
Législation : Tortue très fréquemment consommée en Chine (le Chélonien le plus consommé dans les restaurants), elle est aussi ramassée pour l'exportation d'où raréfaction sur une bonne partie de son aire de distribution. Elle fait partie de l’annexe II CITES de la Convention de Washington.
Remerciements à : Affelgluk qui a eu la gentillesse de me permettre d'utiliser quelques photos de ces Cuora amboinensis kamaroma.
Je rappelle que pour plus d’informations sur l'espèce, vous pouvez visiter le passionnant site de notre ami Fabrice :
http://affelgluk.jimdo.com/
mâle TST

Autre mâle TST

Femelle TST

Femelle TSS

Femelle pseudemys concinna concinna

femelle TSE

Autre femelle TSE

femelle ocadia sinensis

Femelle graptemys pseudogeographica

Autre femelle graptemys pseudogeographica

Testudo Marginata (Schoepff, 1795)
(dite Tortue bordée ou marginée.)
Classification :
Ordre : Testudines
Sous-ordre : cryptodira
Famille : Testudinidae
Genre : Testudo.
DESCRIPTION :
c'est la plus grande des testudos (avec des records de 40 cm pour 6 kg dans le cas de certaines femelles). Elle se caractérise par une dossière allongée, resserrée et évasée à l'arrière en forme de jupe (mâles et femelles) et des sillons de croissance très marqués. La coloration générale va du brun au noir, avec des taches beiges/orangées ou rosâtres. Les sujets vieillissants on tendance à avoir une couleur uniforme (brun/gris, voire verdâtre avec quelquefois une tache jaune sur les aréoles. Le plastron est d'un jaune clair avec des triangles noirs bien marqués, pointe vers l'arrière sur chaque écaille. Pas d'éperon corné derrière les cuisses et pas d'ergots au bout de la queue. La tête est grisâtre à noirâtre, sans taches claires, avec une absence de tâches claires. Ses pattes antérieures sont dotées d'ergots puissants sur la face avant. Les femelles sont généralement plus petites que les mâles (plastrons des mâles très concaves plus bourrelet développé sur le xyphiplastron permettant de se caler contre la dossière de la femelle durant l'accouplement.
Les juvéniles ressemblent à de petites testudo graeca, noir et beige, mais elles sont plus allongées et présentent déjà les triangles noirs sur le plastron. Plusieurs caractères sont d'ailleurs communs aux deux espèces dont chez certains individus des éperons sur la face postérieure des cuisses (mais moins marqués que chez la graeca). Le plastron est mobile à l’arrière.
Juvénile Marginata. Notez la couleur très noire de la tête caractéristique de l'espèce.
...comme une jupe à l'arrière autre caractéristique de l'espèce.
RÉPARTITION :
Grèce principalement. cependant, on peut la trouver sur la moitié méridionale de la péninsule des Balkans et en Sardaigne. Maquis et zones de collines recouvertes de fourrés.
Maintenance en captivité : Condition d'élevage semblables à celle de testudo Hermanni.
MAINTENANCE EN CAPTIVITÉ :
Avant 5 ans, reste fragile, de manière presque similaire à la graeca, craignant le mélange froid et humidité. Par la suite, c'est une tortue qui gagne en robustesse et se maintient comme une testudo Hermanni. Il faut donc éviter de confier l'élevage d'un bb ou juvénile à un débutant. Il est possible de mettre un toit couvrant sur une partie de l'enclos pour préserver une plus forte zone au sec.
Prévoir enclos de bonne taille pour cette espèce.
ALIMENTATION : voir Section Alimentation.
REPRODUCTION :
accouplement a lieu d'avril à juin. Les œufs sont pondus en juin et juillet et chaque couvée comprend environ de 8 à 10 œufs.
HIBERNATION :
d' octobre/novembre à mars.
LÉGISLATION :
Cette tortue est placée en Annexe 2 de la Convention de Washington, classée en Annexe A du Règlement européen. L’arrêté du 10 août 2004, impose au futur propriétaire de faire une demande d’autorisation de détention, avant acquisition (AEA).
Le transport de nos tortues.
Ne jamais mettre d'eau dans les containers qui servent au transport (risque de noyade même dans une faible hauteur d'eau).
Les déplacement se font, de préférence, aux heures les moins chaudes de la journée mais si, pour une raison ou pour une autre, il vous faut tout de même en passer par là, suivez les conseils suivant :
Bac individuels foncés (animaux adultes ou juvéniles)
Substrat :
Pour les tortues terrestres : terre(quelques centimètres) ou sopalin.
Pour les aquatiques : un linge bien mouillé de préférence au sopalin imbibé qui se déchire.
La tortue doit être bien calée dans la boite, il ne faut pas qu'elle puisse se retourner.
Fermer la boite, la trouer à plusieurs endroits.
Mettre cette boite dans glacière ou boite polystyrène calée par des morceaux de glace et divers linge ou journaux, fermer complètement la glacière ou la boite de polystyrène.
La lente décongélation simule la fraicheur nocturne pour les tortues et favorise donc l’endormissement pour la durée du trajet.
ATTENTION
S'il s'agit d'un transport de tortues malades, naturellement, ne pas refroidir avec de la glace.
Le transport et la législation.
Le déplacement, même sur une courte distance, d’une espèce protégée nécessite l’obtention d’une autorisation de transport délivrée par la D.D.S.V. du département d’accueil. Sans ce document, ainsi que les documents prouvant l’origine légale de votre animal (factures, CIC..), vous risquez dans le cas d’un contrôle notamment douanier des sanctions lourdes (amende voir saisie du véhicule). En fonction de l’origine indiquée sur le CIC de votre tortue, l’autorisation de transport n’est pas toujours nécessaire, le CIC la remplaçant.
Les mycoses sont généralement liées à des paramètres de maintenance incorrects. Plusieurs facteurs peuvent être en cause : la température de l'eau trop fraiche, une filtration pas assez puissante pour le volume d'eau, voire une absence de filtration, un écart trop important entre la température de l'eau et celle de l'air.
Elles attaquent la dossière et le plastron, formant des surfaces blanchâtres. A noter que les juvéniles peuvent être mycosées au niveau du cou et des pattes (le cas des ocadias par exemple est bien connu).
Il est important de corriger la maintenance en parallèle au protocole de soins sinon les problèmes réapparaitront tôt ou tard.
Sécher la tortue, appliquer tout d'abord de la bétadine pure.
Laisser sécher durant une bonne heure.
Appliquer ensuite un anti-mycosique (Imaveral, par exemple) et placer la tortue au sec plusieurs fois par jour durant une heure/deux heures, voire plus avec uvb. Ceci dans le cas de sujets faiblement atteints.
Si la tortue présente une mycose très étendue, il est préférable de consulter un vétérinaire qui, analysant le champignon en cause dans ce type de mycose, pourra affiner le traitement.
Le protocole de soin doit être suivi pendant environ 15 jours.